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Droit devant
Meilleure réalisatrice – American Indian Film Festival San Francisco 2017 Sélection officielle – Hot Docs 2017 Documentaire musical signé Marie Clements, Droit devant rattache un moment charnière de l’histoire des droits civils au Canada — les origines du nationalisme autochtone vers 1930 — au souffle puissant qui anime aujourd’hui le militantisme des Premières Nations. La cinéaste brosse un portrait électrisant de minuscules mouvements, la Native Brotherhood et la Native Sisterhood, devenus d’importants vecteurs d’évolution sociale, politique et juridique, et qui ont profondément changé le pays. Magnifiquement filmées et présentées par un groupe de chanteurs et de musiciens canadiens parmi les plus talentueux, les séquences musicales du film relient harmonieusement le passé et le présent, portées par la ferveur des voix, du blues, du rock et des rythmes traditionnels. Vibrant hommage à ceux et celles qui luttent pour la reconnaissance des droits des Premières Nations, Droit devant est une bouleversante expérience historique et un appel pressant à l’action. D’origine métisse et dénée, Marie Clements est une auteure, réalisatrice et productrice primée dont les œuvres rayonnent au cinéma, à la télévision, à la radio, en multimédia et dans les performances en direct. En tant que cinéaste, elle signe notamment le docudrame récompensé Number 14 (2015), ainsi que le court métrage de fiction Pilgrims (2013), projeté au Festival international du film de Toronto (TIFF) et au Marché du film à Cannes dans le cadre de la série Talent tout court de Téléfilm. Son court métrage documentaire The Language of Love faisait partie de la sélection officielle au Hot […]
Avec un sourire, la révolution!
Prix Magnus-Isacsson / Sélection officielle – Rencontres internationales du documentaire de Montréal – 2018 Quarante ans après la fin de la dictature franquiste, toutes les sphères de la société catalane se mobilisent pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination interdit par l’Espagne. Alors qu’ils s’engagent ouvertement dans la désobéissance, les Catalans font face à une répression grandissante, avec le sourire. Suite à un premier long métrage de fiction réalisé à sa sortie de l’université (La Planque, 75 min, 2004), Alexandre Chartrand a été monteur pour de nombreux documentaires avant d’en réaliser un premier en 2016 (Le Peuple interdit). Fasciné par la culture catalane, il en a fait son sujet de prédilection. Il partage sa création entre le cinéma et la peinture.
20-22 Omega
Prix du jury Étudiant – Rencontres Internationales Du Documentaire De Montréal 2018 20-22 OMEGA nous invite à une odyssée purement cinématographique au sein de notre civilisation, avec un regard profond sur l’humanité émergente dans l’anthropocène, l’époque dominée par la présence et les activités humaines. Tourné durant 5 ans dans 100 lieux, avec un accès exclusif à des endroits populaires ainsi que restreints, des événements spectaculaires et des personnages fascinants, des images captivantes documentent et dévoilent cette nouvelle humanité nommée le posthumanisme. En symphonie avec les images, la musique d’orgue de cathédrale, des morceaux de chorale et du chant de gorge Inuit s’unissent pour créer une trame sonore opéra-esque et obsédante qui se substitue au langage verbal. Avec ses images en pellicule dans un noir et blanc somptueux et sa musique enveloppante, ce film reprend la forme symphonique classique du cinéma des premiers temps pour raconter l’histoire du monde postmoderne occidental marqué par les machines, la technologie et la densité des foules. Thierry Loa est un cinéaste et un artiste intermédia basé à Montréal. Ayant fait ses études en l’art multimédia, philosophie, cinéma et géographie, il a travaillé dans diverses disciplines visuelles et médiatiques, sur un large éventail de projets tels que des films narratifs, le cinéma interactif, des installations vidéo, le design nouveau média, et la photographie. Ses domaines d’intérêt et de recherche comprennent l’art, le cinéma, la littérature, l’anthropologie, la sociologie, la philosophie, la géographie, la technologie et la théorie des médias.
Territoire Ishkueu Territoire Femme
Le documentaire présente 8 femmes conteuses, auteures, poètes en prestations filmées en direct au Festival de contes et légendes Atalukan, à Mashteuiatsh(Pointe-Bleue). Virginia Pésémapéo Bordeleau nous raconte la genèse de son rapport à l’Ourse, ses toiles et sculptures illuminent le film. Joséphine Bacon, Natasha Kanapé Fontaine livrent leur vision du monde, Marie-Andrée Gill livre des poèmes d’une force brute, très actuels. Sonia Robertson, directrice du Festival, Alice Germain, guide d’aventure et Telesh Bégin, chamane, nous font découvrir le territoire. Kathia Rock nous raconte comment les curés se mêlaient de tout et nous offre de magnifiques chants en Innu et en français. Claude Hamel est native de l’Abitibi et résidente des Cantons de l’Est depuis 2006. Initiée à l’art du conte urbain en 1981 au sein du collectif Wondeur Brass, elle ajouta les contes traditionnels à sa pratique lors de son implication au coeur des Productions Coeur.com, un regroupement d’artistes et de thérapeutes où elle codirigea des ateliers, de 1998 à 2008, en France, en Belgique, en Égypte et au Québec. Claude écrit, explore et présente depuis lors des contes traditionnels et historiques ainsi que des récits de vie issus de son expérience personnelle qui l’a menée de plateaux de tournage en lieux mythiques aux quatre coins du monde. Preneuse de son en cinéma documentaire de 1986 à 2012, Claude a réalisé plusieurs courts métrages, et en 2018 un long métrage Territoire Ishkueu Territoire Femme qui présente8 femmes de parole, conteuses, auteures, poètes autochtones du Québec, en collaboration avec l’Aide au cinéma Indépendant de l’O.N.F. et […]
Déchirements
En prélude, voyez le court métrage Le tirage au sort, de Hamza Zakari Yaou Sélection Festival de Montréal des films de l’Asie du Sud – 2018 Depuis l’affaire Shafia en 2009, où quatre femmes ont été tuées, une prise de conscience s’est opérée dans la société québécoise. Les violences basées sur l’honneur existent ici aussi. Des jeunes – très majoritairement des filles – font face à des pressions et des interdits, que ce soit au sujet des sorties scolaires, de la tenue vestimentaire ou des fréquentations, tout cela au nom de l’honneur. Certaines sont parfois même contraintes par leur famille à épouser le candidat que cette dernière a choisi pour elle. Refuser d’obéir peut représenter un lourd tribut à payer: contrôle abusif, séquestration, coups, rejet, solitude. De cela résultent un mal-être profond, des déchirements sans nom entre sa culture d’origine, qu’on voudrait sauvegarder, et celle du Québec, qu’on voudrait adopter. Presque dix ans après l’affaire Shafia, le Québec a-t-il fait ses devoirs et peut-il dorénavant faire face ces situations? Que se passe-t-il aujourd’hui lorsqu’une de ces filles demande de l’aide? Qui est là pour elle? Et qu’est-ce qui peut être fait? Des professeurs, des directeurs d’école, des organisateurs communautaires, des policiers sont mobilisés. C’est de cette mobilisation dont ce film se fait écho. Diplômée en sciences politiques, Raymonde Provencher se consacre à l’information internationale depuis plus de trente ans. En 1983, elle fait partie du petit groupe qui met sur pied l’émission Nord-Sud à Télé-Québec. L’émission marque son époque par sa pertinence et son ouverture […]