Actualités
Sewâtsiwin : Ils sont sacrés
Dans les traditions autochtones, les différences n’étaient pas considérées comme un handicap, mais plutôt comme une force dont pouvait bénéficier l’ensemble de la communauté. C’était le cas des personnes autistes, considérées comme ayant des dons uniques et une connexion avec le monde des esprits. Alors que nos peuples se réapproprient actuellement nos connaissances et philosophies traditionnelles, nous sommes également confrontés à un grave manque de ressources adaptées à notre nouvelle réalité. À travers des rencontres intimes avec Anders, Sewâtsiwin : Ils sont sacrés donne aux spectateurs un accès unique au monde d’un enfant autiste et leur permet de suivre le parcours de son père, dédié à ramener les perspectives traditionnelles des Premières nations dans notre monde contemporain. Restez des nôtres après la projection pour échanger avec nos invités! Consultez l’activité CINÉ-ÉCHANGE pour connaître les détails.
They Are Sacred
Within Indigenous cultures, differences were not traditionally seen as a handicap, but rather as a strength that could benefit the entire community. Such is the case with autistic people, considered to have unique gifts and connections to the spirit world. While our people are currently reclaiming our traditional knowledge and philosophies, we are also facing a severe lack of resources adapted to our new reality. Through intimate encounters with Anders, They Are Sacred gives viewers unique access to the world of an autistic child, and to follow his father’s journey to bring back traditional First Nations perspectives in our contemporary world. Stay with us after the screening to interact with our guests! Check out the CINÉ-ÉCHANGE activity for all the details.
Enterrement en Sursis
Avec Michel Boujenah et Rachid Badouri Dans le vieux quartier de Larache, au nord du Maroc, Shlomo s’éteint en laissant derrière lui quelques signes troublants qui font vaciller les certitudes sur son identité religieuse. Très vite, son entourage se retrouve face à un dilemme presque kafkaïen : faut-il l’inhumer dans le cimetière juif ou dans le cimetière musulman? Revenu du Canada en plein tumulte, son fils David n’a qu’une idée en tête : offrir à son père une sépulture digne, coûte que coûte. Imad, son ami d’enfance, porte quant à lui un fardeau invisible : par sa négligence, il se croit responsable de la mort de Shlomo. Depuis, le fantôme du défunt le hante, l’appelant à assumer enfin, ne serait-ce qu’une fois, ses responsabilités pour réparer son erreur. À travers ces deux hommes que la vie a éloignés mais que la fidélité continue de lier, Enterrement en Sursis explore ce fil secret qui relie les êtres au-delà du temps. Le film naît d’un désir de réconciliation : entre les vivants et ceux qui leur manquent, entre un pays et sa mémoire. C’est une comédie dramatique portée par un regard tendre sur le Maroc : celui des ruelles étroites, des visages habités, des langues qui se croisent, d’un monde bruyant, chaleureux et traversé de lumière.
Enterrement en Sursis
With Michel Boujenah and Rachid Badouri In the old quarter of Larache, in northern Morocco, Shlomo passes away, leaving behind a series of troubling signs that cast doubt on the certainty of his religious identity. Very quickly, those around him are confronted with an almost Kafkaesque dilemma: should he be laid to rest in the Jewish cemetery or the Muslim one? Returning from Canada in the midst of the turmoil, his son David has only one goal: to give his father a dignified burial, at any cost. Imad, Shlomo’s childhood friend, carries his own invisible burden: through his negligence, he believes himself responsible for Shlomo’s death. Since then, the deceased man’s ghost has haunted him, calling on him to finally take responsibility—at least once—in order to make amends.Through these two men, brought together by loyalty despite a life that has driven them apart, Enterrement en Sursis explores the invisible thread that binds human beings beyond time. The film is born of a desire for reconciliation—between the living and those they have lost, between a country and its memory. This is a dramatic comedy shaped by a tender view of Morocco: that of narrow alleyways, deeply etched faces, intersecting languages, and a noisy, warm, light-filled world.
Goddess of Slide: The Forgotten Story of Ellen McIlwaine
Avec Ellen McIlwaine Goddess of Slide: The Forgotten Story of Ellen McIlwaine célèbre la musicienne canadienne légendaire qui s’est battue pour faire reconnaître son droit de jouer de la guitare slide, un instrument dominé par les hommes dans un univers lui aussi largement masculin. Merci au programme de traduction professionnelle du département des arts, langues et littératures de l’Université de Sherbrooke pour la traduction des sous-titres du film Goddess of Slide: The Forgotten Story of Ellen McIlwaine , présenté lors du Festival cinéma du monde de Sherbrooke. Venez assister à une table ronde consacrée au rôle du cinéma dans la création de liens sociaux et le partage culturel à travers la traduction. TABLE RONDE |Vendredi 17 avril à 14h30 au BoqActivité gratuite En compagnie du réalisateur Alfonso Maiorana (Goddess of Slide: The Forgotten Story of Ellen McIlwaine), de Catherine Viau, productrice et directrice de la programmation films du FCMS, et d’Audrey Canalès, professeure de traduction audiovisuelle à l’Université de Sherbrooke, cette discussion explorera comment le cinéma peut devenir un véritable vecteur de communauté et un outil d’apprentissage pour la traduction. Détails de l’activité ici
Goddess of Slide: The Forgotten Story of Ellen McIlwaine
With Ellen McIlwaine Goddess of Slide: The Forgotten Story of Ellen McIlwaineis a feature documentary about thelegendary and largely forgotten Canadian singer and musician who fought for her right to play the slideguitar, a male-dominated instrument in a male-dominated world.Eight months after arriving in Greenwich Village with no prospects, Ellen found herself opening for thebiggest blues legends in the world, like Odetta, Richie Havens, and Mississippi John Hurt. But it’s the sixmagical nights a young fearless redheaded Ellen ignited the stage with Jimi Hendrix that changed thecourse of her life.Goddess of Slideis a spirited musical journey of a 75-year-old female slide guitar virtuoso whoseunbreakable faith in her talent kept her going.This is a heartfelt story of a young girl who was adopted bymissionaries in Nashville, Tennessee, and then moved to Kobe, Japan where she attended the CanadianAcademy International School. Her introduction to war, religion, rules, regulations and sexual abusepropelled Ellen into a rebellious life in rock and blues that established her as the goddess of the slideguitar.Ellen was the most innovative female slide guitarist ever to grace the stage and hers is a unique story ofsurvival, passion and justice.Goddess of Slideis an intimate look at a pioneer performer whose road tripto stardom and long career deserves a rightful place in music history Thank you to the Professional Translation Program of the Department of Arts, Languages and Literatures at Université de Sherbrooke for the translation of the subtitles for the film Goddess of Slide: The Forgotten Story of Ellen McIlwaine, presented at the Festival cinéma du […]
Bedrock
Bedrock (Roche-mère) dresse un portrait psychologique de la Pologne du point de vue des Polonais et des Polonaises qui vivent aujourd’hui sur différents vestiges de l’Holocauste. Ce documentaire d’observation propose un voyage tout en nuances et en délicatesse à travers un territoire où les ossements des victimes et l’architecture de l’extermination sont intimement liés à l’existence des protagonistes. Une petite fille rend visite à son ami dans un ancien camp de concentration reconverti en hôpital psychiatrique. Un jeune Juif polonais poursuit la tâche impossible de sauver de la destruction les restes des victimes juives enfouies d’un bout à l’autre du pays. À l’approche de la commémoration annuelle d’un pogrom dans une petite ville, une famille catholique locale se dispute à propos de la complicité du peuple polonais. Dans le village de Birkenau, des supporters de football célèbrent la victoire de leur équipe. Au fil de vignettes représentant des lieux hantés où évoluent quotidiennement diverses personnes, Bedrock (Roche-mère) dévoile, couche après couche, les complexités identitaires liées au traumatisme, à la mémoire et à la responsabilité. Examinant les échos d’un passé brutal, le film invite à regarder en face un présent dystopique. Sélection officielle – Panorama – Berlinale – 2025Sélection officielle – Festival Nouveau Cinéma – 2025
Bedrock
Bedrock paints a psychological portrait of Poland through the eyes of Poles living today among various remnants of the Holocaust. This observational documentary offers a nuanced and delicate journey across a landscape where the bones of victims and the architecture of extermination are intimately tied to the lives of its protagonists. A little girl visits her friend in a former concentration camp turned psychiatric hospital. A young Polish Jew undertakes the impossible task of saving from destruction the remains of Jewish victims buried across the country. As the annual commemoration of a pogrom approaches in a small town, a local Catholic family argues over the complicity of the Polish people. In the village of Birkenau, football fans celebrate their team’s victory. Through vignettes depicting haunted places inhabited by everyday people, Bedrock peels back layer after layer to reveal the identity complexities linked to trauma, memory, and responsibility. Examining the echoes of a brutal past, the film invites us to confront a dystopian present. Official Selection, Panorama – Berlinale – 2025Official Selection – Festival du Nouveau Cinéma – 2025
Siksikakowan: The Blackfoot Man
Siksika filmmaker Sinakson Trevor Solway intimately portrays the lives of Blackfoot men as they navigate identity, kinship and the complex expectations of manhood. Through unfiltered moments and revealing conversations set against the breathtaking landscape of the Prairies, the film reimagines what it means to be a Native man. Siksikakowan: The Blackfoot Man is a profound ode to strength, vulnerability and love across generations. Official Selection – RIDM – 2025
Siksikakowan : L’homme pied-noir
De retour dans sa communauté siksika, le réalisateur Sinakson Trevor Solway brosse un portrait tendre et délicat de la masculinité autochtone. Au fil de confessions touchantes et de moments de vie intimes, Siksikakowan : L’homme pied-noir révèle le quotidien de générations d’hommes et de garçons devant composer avec des modèles rigides de virilité. Ancrant sa vision dans le territoire et les liens communautaires, Solway réinvente une infinité d’identités, complexes et lumineuses. Sélection officielle – RIDM – 2025