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Un journaliste au front

Documentaire
Cinéma du QuébecEn compétition/Documentaire

Représentations

jeudi, 6 avril | 20:30 La Maison du Cinéma Ajouter à mon horaire Acheter un billet

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Affiche de Un journaliste au front

Cinéma du Québec

Présenté en complicité avec La Fabrique Culturelle

En présence du réalisateur

Qu’est-ce qui fait courir Jesse Rosenfeld ? Jesse est un reporter pigiste canadien établi à Toronto qui a fait de l’ensemble du Moyen-Orient son terrain d’observation. Le documentaire suit son quotidien alors qu’il parcourt notamment l’Égypte, Israël et la Palestine, la Turquie et le Kurdistan irakien. Centré sur ce personnage aux multiples facettes qui doit répondre aux impératifs de l’actualité pour vivre de sa plume, Un journaliste au front témoigne d’une réalité régionale complexe, marquée par les brûlures de l’histoire, tout en rendant compte de l’évolution de la pratique journalistique dans un tout nouveau contexte médiatique.

Face à « l’appel » des zones de guerre, Jesse répond toujours présent, habité qu’il est par une forme d’idéalisme qui montre sa foi en l’humanité. Qu’il couvre les espoirs déçus de la révolution égyptienne (on croise au Caire le journaliste canadien Mohamed Fahmy arrêté et jugé par le régime pour avoir approché les Frères musulmans), les soubresauts du conflit israélo-palestinien à partir de Ramallah ou de Gaza, la réalité des camps de réfugiés dans le Sud-Est de la Turquie ou la progression des combattants kurdes contre le groupe armé État islamique dans le nord de l’Irak, l’homme est là pour faire comprendre à ses lecteurs les enjeux sur le terrain. À travers les multiples récits qu’il recueille, il s’efforce de raconter l’impact des grands évènements historiques sur les populations locales. Sensible à cette démarche, Un journaliste au front épouse la cause d’un homme constamment en mouvement qui doit sans cesse composer avec la jungle de la communication pour imposer ses sujets et espérer faire la une.

Jesse est un journaliste dans l’air du temps. Documentant son parcours en zone de conflit, le film montre la nouvelle réalité des reporters pigistes qui doivent s’adapter aux grands bouleversements de l’information suite à la crise de la presse écrite des années 2000. Aujourd’hui, tout passe de plus en plus par le Net et, pour se faire un nom, Jesse doit collaborer à plusieurs magazines Web comme le Daily Beast, un site américain qui rejoint un large lectorat. De cette révolution, en marge des médias traditionnels, est né un nouveau type de journalisme qui exige des reportages humains très documentés et une position éditoriale forte et fiable de la part des reporters. Un journalise au front nous initie à cette nouvelle quête effrénée de l’information qui entend se dissocier des médias de masse.

À travers les obstacles et les frustrations que doit surmonter Jesse (obtention d’une accréditation par un média qui couvrira les frais de déplacement et d’hébergement, recrutement d’un guide et d’un interprète, recherche de contacts, évaluation des risques, mise des ressources en commun), le documentaire nous fait découvrir les différentes étapes menant à l’écriture d’un article. En affirmant son point de vue face à l’actualité, le journaliste des temps modernes entend approcher le réel différemment et retrouver son statut de citoyen. Pour Jesse Rosenfeld qui appartient à la génération de ceux qui ont grandi avec la guerre en Irak, il est important de toujours contextualiser et il ne se prive pas de renvoyer l’Occident à sa part de responsabilité dans l’actuel bourbier moyen-oriental.

Par sa forme qui allie entrevues avec le protagoniste, reportages sur le terrain, prises de position et documents d’archives glanés dans les médias, Un journaliste au front multiplie les angles pour dresser le portrait d’un nouveau journalisme en action à l’heure du tout numérique. Collé aux déplacements incessants de Jesse, le film s’apparente à un film d’action aux multiples rebondissements qui tient le spectateur en haleine. À l’occasion de quelques plages de repos à Toronto où le journaliste se met provisoirement à l’abri des rumeurs du monde, Jesse Rosenfeld dévoile d’autres aspects de sa personnalité : celle d’un professionnel aguerri, hanté par des images d’horreur et qui ne pose jamais en héros. Prisonnier d’un cycle sans fin, l’homme reprendra bientôt sa course vers d’autres cieux mouvementés avec un seul espoir en tête : celui de conscientiser ses lecteurs aux réalités géopolitiques du monde et de faire bouger les lignes. Solidaire de la quête de vérité qui anime un Jesse Rosenfeld rempli de contradictions, Un journaliste au front prend le temps de nous révéler de l’intérieur l’importance d’une information indépendante, diversifiée et critique, dans un paysage médiatique enclin à la convergence.

Réalisation

Santiago Bertolino

Pays

Canada - Québec

Année

2016

Durée

1h38

Catégorie

Documentaire

Langue

Anglais, sous-titré en Français

Production

ONF

Distribution

ONF
Voir la bande annonce Dossier de presse
Portrait de Santiago Bertolino
À propos de

Santiago Bertolino

Santiago Bertolino est réalisateur-scénariste indépendant et reporter vidéo pour le Web. Il présente aujourd’hui Un journaliste au front, un long métrage documentaire produit par l’ONF. Ce film, qui prend la forme d’une chronique et suit pendant un an le quotidien d’un journaliste pigiste au Moyen-Orient, l’a conduit dans différentes parties du monde, notamment au Kurdistan irakien, en Israël et en Palestine, de même qu’en Égypte et en Turquie. Une façon pour le cinéaste de témoigner en toute indépendance d’une réalité régionale complexe, marquée par les brûlures de l’Histoire.

Diplômé en 1998 du Cégep Brébeuf en Arts et Lettres profil cinéma, Santiago Bertolino s’est en grande partie formé dans le feu de l’action tout en suivant un enseignement technique sur plusieurs années. Partisan d’un cinéma documentaire qui remet en question les images produites par les médias de masse, Il enchaine très vite les projets à connotation politique pour faire valoir sa vision de l’état du monde. Mentionnons à ce titre Les illusions du libre-échange coréalisé avec Sylvain Bédard en 2001, ainsi que La crise du café (2002) et Nuevo Horizonte (2005), deux courts métrages en lien avec le Guatemala et les initiatives coopératives.

Même s’il se sent citoyen du monde, il s’intéresse plus particulièrement à l’évolution de la société québécoise comme l’attestent plusieurs de ses réalisations pour le Web : Projet Actualité citoyenne (2006-2009) et Trucs et astuces de la vidéo citoyenne (2008) diffusées sur le site de l’ONF dans le cadre du programme Parole citoyenne, ou Vidéoblogue « De prison en prison » (2010) coréalisé avec Steve Patry, une série de courts métrages sur la réinsertion sociale d’anciens détenus. En 2013, il coréalise avec Hugo Samson Carré rouge sur fond noir, un vibrant documentaire sur le printemps érable de 2012 qui propose une vision de l’intérieur des luttes étudiantes en faveur de la gratuité scolaire. Le film remporte en 2014 deux prix Gémeaux, à savoir les prix pour le meilleur documentaire société et le meilleur scénario documentaire.

Son intérêt pour les crises qui secouent le Moyen-Orient, et notamment le conflit israélo-palestinien, l’amène à tourner dans cette partie troublée du globe les courts métrages La marche pour la libération de Gaza ou le tourbillon égyptien (2010) et Seules, les pierres n’arrêteront pas l’occupation (2011), coscénarisé et coréalisé là encore avec Steve Patry. En tant que scénariste, il participe également en 2013-2014 à l’écriture du long métrage documentaire Pipelines, pouvoir et démocratie, que le cinéaste Olivier D. Asselin consacre à l’engagement politique et citoyen autour de la question environnementale liée à l’exploitation et l’exportation des sables bitumineux de l’Alberta.

Cinéaste engagé, désireux de s’inscrire dans la tradition du cinéma direct que pratiquaient les Pierre Perrault, Gilles Groulx et Michel Brault, Santiago Bertolino se pose en observateur des luttes sociales et politiques qui révèlent les enjeux du monde contemporain et préparent l’avenir. En mettant en lumière l’importance d’un journalisme indépendant dans le paysage médiatique, Un journaliste au front, sa plus récente réalisation, ne fait pas exception à la règle.

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